25/04/2015 10:21 Publié dans La coulée douce | Lien permanent | Commentaires (0)

Le service civique ultime

 SEB200.pngJe ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais notre intérêt personnel pour les grands problèmes sociétaux varie grandement selon les circonstances. Ainsi, je suis sûr que le jour sans doute prochain où je toucherai le jackpot de l’Euro Million, je me pencherai sur la nécessité de maintenir l’impôt sur la fortune, mais, à cet instant précis où je me retrouve dans une clinique, à l’aube d’une intervention délicate qui devrait me permettre de retrouver cette célérité à la Usain Bolt qui fit une partie de ma légende, je suis plus tourné vers l’épineuse question du don d’organe (la profession d’anesthésiste a fait beaucoup de progrès, mais on ne sait jamais…).

C’est ainsi qu’après une intense réflexion nocturne, je me permets de saluer la nouvelle loi française rendant le consentement au don présumé chez toute personne majeure décédée et je me demande ce qu’on attend en Suisse pour enfin adopter la même mesure. Car, ne peut-on pas comparer ce dernier acte citoyen à celui de pompier volontaire? A la différence près, bien sûr, que la carrière est plus brève et ne comprend sans doute qu’un unique épisode.
 
C’est donc déterminé et le cœur léger que je suivrai l’exemple du grand-père de mon épouse, un solide vieillard qui va sur ses 93 ans et qui vient de signifier à la directrice de l’EMS dans lequel il réside, sa ferme intention, le cas échéant, de transmettre un jour ses entrailles à la collectivité.
 
Comme quoi, «aux âmes bien nées, la valeur ne tarit jamais avec les années» (je me demande si ce n’est pas un peu long pour un alexandrin…).
 
Jean-Charles Simon

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