13/12/2014 10:50 | Lien permanent | Commentaires (0)

Entre les bœufs et les ânes

SEB_9817%20copie.pngAinsi donc, chez nos chers voisins français, le combat désormais prioritaire n’est plus celui de la relance économique ou de la lutte contre le chômage et la pauvreté, mais bien celui de la défense de la laïcité. On croyait les choses définitivement apaisées depuis la fameuse loi de 1905, mais les braises couvaient encore sous la cendre, et voilà que la haine divise de nouveau le pays. Pour être exact, il faut peut-être préciser que les braises en question ne sont plus vraiment les mêmes que celles du brasier qui opposait à l’époque les cathos enragés et les républicains agnostiques. Aujourd’hui, le combat s’est déplacé. Il s’agit plutôt d’un nouvel épisode de la guerre entre les tenants du «socle judéo-chrétien», comme ils disent, de la Nation et les «progressistes», prétendus défenseurs des acquis de la laïcité, mais surtout terrorisés à l’idée qu’on puisse les taxer d’anti-islamisme primaire. Pour moi qui me situe plutôt dans le camp des laïcs, qu’on puisse se battre pour interdire une crèche installée dans un Conseil général de Vendée me semble pourtant d’une sottise qui n’a d’égal que l’obligation de consommer du porc dans une cantine scolaire d’Antibes. Enfin, vous me direz que, chez nous, à part de temps en temps une histoire de minaret, nous sommes à mille miles de ces ridicules querelles obsolètes. Nous vivons, Dieu merci (si j’ose dire!), en paix, loin de cette controverse. Bon, j’attendrai quand même, pour en être sûr, la réponse de la Municipalité de Lausanne à la pétition demandant l’autorisation d’un muezzin appelant à la prière dans les rues de la ville…

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