22/11/2014 10:26 | Lien permanent | Commentaires (0)

Douce région de mon cœur

 

mec.jpgParmi les luttes intestines, souvent dérisoires à nos yeux, qui agitent nos voisins d’outre-Jura, il y en a une qui me paraît totalement justifiée, celle qui oppose partisans et adversaires de leur délicate réforme territoriale. J’ai beau être un Européen convaincu (mieux, j’ose même me proclamer, dans mes moments d’exaltation mystique, citoyen du monde), je comprends qu’on soit accroché comme un morpion à son coin de terre et qu’on en refuse la plus infime modification. Et je le proclame, les mânes du général de Gaulle dussent-ils en souffrir, les nations sont obsolètes et l’Europe de demain sera celle des régions ou ne sera pas. Aimer sa région, c’est aimer sa terre en échappant au nationalisme et à ses dérives xénophobes. Aimer sa région, c’est pouvoir être patriote sans être chauvin, c’est aimer ses proches voisins sans détester les étrangers. Bon, évidemment, moi, je n’ai pas grand mérite à aimer ma région et ses habitants… Car, en toute objectivité, les rives du Léman, c’est quand même un coin sublime. Mais ce n’est pas pour cela que je vais mépriser ceux qui habitent les Franches-Montagnes ou le Tessin. Ils ont moins de chance que moi, c’est tout.
 
Surtout, ce week-end. Parce qu’en plus, cerise sur le gâteau, dans ma région, grâce à mes proches voisins, grâce à Stan, de Coppet, à Jo-Wilfried, de La Rippe, et à Gaël, de Trélex, je vais pouvoir couler des heures tranquilles et attendre serein dimanche soir en étant sûr de remporter la Coupe Davis, sans dépendre d’éventuelles douleurs dorsales récurrentes d’un joueur suisse allemand.
 
Jean-Charles Simon

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