20/09/2014 10:31 Publié dans La coulée douce | Lien permanent | Commentaires (0)

Partir, c'est réfléchir un peu

SEB_6129.jpgMardi dernier, histoire de m’extraire quelques minutes de mes activités trépidantes, je décidai de me changer les idées en écoutant le discours de politique générale de Manuel Valls. J’avoue que cet homme m’a étonné. Il dégage une force de persuasion au-delà de la moyenne. On aurait presque l’impression qu’il croit ce qu’il affirme. Et c’est alors qu’une fulgurante pensée traversa mon esprit. Malgré la parfaite conscience de mes valeurs, je sus que je ne serai jamais premier ministre de la France. Bon, bien sûr, cette question n’est pas vraiment d’une actualité brûlante, et malgré son désarroi, François Hollande n’a pas encore, j’en suis sûr, songé à ma personne comme ultime recours pour sauver son quinquennat. Mais, au cas où cette idée lui viendrait, je préfère lui dire tout de suite que ce job n’est pas fait pour moi.

 
Pour une raison fort simple, je manque de ténacité. Et de la ténacité, il en faut pour être dirigeant dans un système démocratique. Car c’est fou le nombre de gens qui peuvent être d’un avis contraire au vôtre, en démocratie. Et je n’aurais pas la patience de passer mon temps à les faire changer d’avis. Bref, devenir Fidel Castro ou Pol Pot, à la rigueur, mais Manuel Valls, très peu pour moi. Et puis, soyons clairs, si je crains tant la ténacité, c’est que je sais bien qu’avec le temps qu’on passe dans les allées du pouvoir, cette ténacité se change imperceptiblement en obstination. Et qu’alors il est trop tard. Je ne sais pas si j’aurais la grandeur de partir avant comme un Charles de Gaulle, ou si je m’accrocherais comme un Jacques Neirynck.

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