13/09/2014 10:09 Publié dans La coulée douce | Lien permanent | Commentaires (0)

Le quai des rossignols

SEB_0074.jpgÇa y est! Je sais enfin ce que je veux faire quand je serai grand. Vous me direz que c’est le moment… Vous avez raison, j’ai longtemps hésité. Mais ce n’est pas facile de choisir quand on est doué pour presque tout.
 
J’avais déjà renoncé à la carrière de pilote de F/A-18 pour cause de myopie, aux sports de combat par peur des coups, au théâtre subventionné par amour du public, à la politique après avoir élu Pascal Couchepin conseiller fédéral, à la radio sans même attendre une baisse des sondages, et, avec le temps, le champ des possibles rétrécissait.
 
Mais, depuis dimanche dernier et mon passage sur les quais de Morges, je sais: je serai écrivain. C’est magnifique, écrivain. Vous êtes assis toute la journée face au lac et vous serrez des mains à des tas d’admirateurs bibliophages. Le seul effort est de leur griffonner de temps en temps une petite dédicace. Un boulot fait pour moi.
 
Bon, bien sûr, encore faut-il écrire un livre. Ce qui est assez fatigant, paraît-il. Enfin, c’est ce que m’avait dit Chessex à l’époque… Et, encore plus difficile et beaucoup plus rare, écrire un livre qui se vende…
 
Je crois que j’ai la recette. Je vais séduire un chef d’Etat, ou mieux (étant plutôt hétérosexuel, inutile de rajouter des difficultés inutiles), une cheffe d’Etat. Genre Eveline Widmer-Schlumpf, c’est mon type de femme… Je vais vivre avec elle quelques mois, et, ensuite, m’arranger pour qu’elle me largue brutalement. Et je raconte tout. Allez, au travail sans tarder, sinon je serai obligé de faire l’impasse sur la prochaine édition du Livre sur les quais.

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