05/04/2014 09:27 Publié dans La coulée douce | Lien permanent | Commentaires (0)

«Va t’en doucement, c’est plus bon»

Une fois n’est pas coutume, je me sens obligé d’expliquer à la génération montante, socle majoritaire du lectorat de cet estimé quotidien, le sens du titre de ce billet. Il s’agit en effet d’une habile paraphrase d’un tube, chef-d’œuvre de la chanson française, sorti en 1999 par Hugues Aufray, intitulé «Va doucement, c’est tout bon», dans lequel il rendait hommage à Jean-Claude Killy.

Personnellement, J’ai toujours eu une immense admiration pour le triple médaillé de Grenoble. Il y a quelques années, j’ai même eu le privilège, le temps d’un vol Paris-Genève, le hasard m’ayant placé sur le siège voisin du sien, de bavarder avec lui du projet de Jeux olympiques rêvés, à l’époque, par quelques apparatchiks lausannois. Ça crée des liens.

Cela dit, la nouvelle de son départ du CIO m’a d’abord surpris, ce genre de démission étant rarissime. Je croyais que membre du CIO, comme académicien, président de l’UEFA ou du Zimbabwe, c’était au moins à vie, même ceux convaincus de corruption s’accrochant à leur siège comme des poux. Alors, maintenant, si le job se révèle aussi temporaire que celui de pape, tout s’écroule!

Mais, après avoir pris connaissance des raisons de sa décision, j’ai mieux compris. Killy arrête parce que après Sotchi, dit-il, il a l’impression qu’il lui sera «impossible de retrouver, à son âge, quelque chose d’aussi riche, d’aussi excitant». Effectivement, si les JO de Poutine représentent pour lui le sommet de l’idéal olympique, il est grand temps de dételer.

Ou peut-être, de rejoindre Sepp Blatter pour l’organisation de la Coupe du monde au Qatar…

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