01/02/2014 09:22 | Lien permanent | Commentaires (0)

Chandelle dans le vent…

Dans «La crise», le film culte de Coline Serreau, Zabou, plongée dans une déprime noire, déclarait à son frère, Vincent Lindon, que, tout bien réfléchi, le seul moyen pour qu’elle s’en sorte était de se lancer dans l’humanitaire.
 
Cette scène désopilante est d’une cruelle vérité. Combien de fois, comme tout le monde, suite à une rupture sentimentale compliquée par quelques ennuis professionnels, n’ai-je pas eu cette tentation? Elle présente en effet trois avantages: ça change les idées, ça ne peut pas faire du mal aux populations souffrantes concernées et, surtout, ça permet d’améliorer radicalement votre image.
 
Ainsi, Coluche, après sa candidature avortée à la présidence de la République, s’était remis en selle avec les Restos du Cœur, passant d’un coup du statut de l’histrion aigri sombrant dans la came à celui de nouvel abbé Pierre. De même, il a suffi que Diana se retrouve outragée et abandonnée par le prince Mickey, pour se prendre d’un brutal intérêt pour la malnutrition infantile et atteindre immédiatement la notoriété de Mère Teresa dans la conscience populaire. Il n’est donc pas étonnant que «l’ex-première dame de France» se soit précipitée dans cette brèche. Et, sans coup férir, Valérie Trierweiler, de virago élyséenne, se retrouve promue réincarnation de la princesse susnommée. Il ne lui reste plus qu’à ralentir en entrant dans les tunnels pour espérer profiter longtemps de ce nouvel état.
 
Quant à Julie Gayet, prometteuse comédienne, je crains que ses futurs rôles désormais ne se réduisent qu’à celui, peu gratifiant, de Camilla, duchesse de Cornouailles.

 

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