25/01/2014 10:40 | Lien permanent | Commentaires (0)

La politique, un travail d’amateur

SEB_6021.jpg J’ai toujours porté une grande admiration envers les vrais professionnels et je les ai toujours préférés aux amateurs, fussent-ils éclairés. C’est vrai en sport (Federer et Wawrinka jouent mieux au tennis que mon beau-frère, qui est pourtant très doué) comme dans les arts plastiques (même si Rousseau était douanier et Cheval, facteur) ou dans les arts vivants (même si Zazie chante moins bien que ma concierge et que la plupart des intermittents du spectacle montent moins souvent sur scène que les comédiens du Groupe théâtral de la Chorale de Pampigny).

Il n’y a finalement que dans trois domaines où je me méfie des professionnels: en plomberie sanitaire, en amour et en politique. En plomberie sanitaire et en amour parce que c’est trop cher, et en politique parce que c’est dangereux pour la démocratie. Alors, quand on annonce urbi et orbi à Berne la disparition du Parlement de milice, dont je fis fugacement partie, cela m’inquiète fortement. Je sais bien que la masse de travail d’un député est telle qu’il lui est devenu impossible de poursuivre en même temps sa carrière antérieure, mais le danger, c’est que, si la politique est vraiment une profession, l’élu n’aura plus qu’une idée en tête: s’accrocher au pouvoir pour rester dans le fromage, en flattant ses électeurs plutôt que de risquer l’impopularité. C’est donc le triomphe assuré de toutes les démagogies.

Pour éviter cet écueil, il n’y a que deux solutions: le mandat unique ou la carrière de dictateur. Cincinnatus ou Robert Mugabe. J’ai personnellement choisi la première…

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