13/04/2013 09:46 | Tags : invité, matin | Lien permanent | Commentaires (0)

Et un, et deux, et trois zéro…

Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille, disait Jacques Chirac. C’est ce que les Valaisans pourraient penser aussi, depuis quelque temps.

Rendez-vous compte, les effets bénéfiques incontestables pour le canton de l’arrêté Bonny ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir, l’acceptation de l’initiative Weber les avaient cueillis sèchement, tel un uppercut au menton du regretté Ray Sugar Robinson, et comme si cela ne suffisait pas, le résultat de la votation sur la LAT, les a laissés k.-o. pour le compte.

Au point que certains penseraient sérieusement à faire sécession, et qu’un mouvement du type Lega pourrait naître bientôt dans ce pays merveilleux où l’alpe blanche jusqu’aux cieux, élève son front couronné. C’est du moins ce que nous déclare notre invité de dimanche dans «Somme toute», l’ancien conseiller aux Etats valaisan et actuel président de la commune d’Anniviers, Simon Epiney. Pour lui, ces coups de massue sont le signe significatif du déclin inéluctable de la solidarité confédérale et d’une volonté de la Suisse urbaine pour dicter la conduite à un peuple heureux jusque-là, ami de la simplicité, intrépide et laborieux, gardant sa foi, sa liberté.

Ce n’est pas faux, bien sûr, et cette arrogance citadine n’est pas seulement insupportable, elle est aussi dangereuse pour la pérennité de nos institutions. Mais, a contrario, peut-on vraiment faire totalement confiance aux pêcheurs pour préserver le thon rouge, à un ministre socialiste pour la transparence fiscale, aux pontes de l’UCI pour éradiquer le dopage dans le vélo et aux descendants des promoteurs d’Aminona pour défendre la notion de développement durable et d’aménagement du territoire? Somme toute…

Les commentaires sont fermés.