16/03/2013 10:16 | Lien permanent | Commentaires (0)

Le compte est bon, la coupe est pleine

 

Ce dimanche-là, comme d’habitude, le FC Sion avait gagné la Coupe de Suisse. Mais cette neuvième victoire eut quand même une petite saveur particulière, et même unique, puisque ce fut celle du seul doublé Coupe-championnat réussi jusqu’à ce jour par le club du bon président Constantin. Ce fut aussi la dernière fois que Christophe Bonvin portait le maillot sédunois, puisqu’il arrêta la compétition à l’issue de cette saison, à l’âge de 32 ans. Pour «Somme toute», il est revenu sur cette journée particulière, d’autant plus éprouvante qu’il avait dû suivre le match sur le banc, une petite blessure l’empêchant de jouer. Pourquoi arrêter au moment même où tout semble vous réussir, où l’on a tout gagné, et surtout où votre âge vous laisse espérer de nombreux lendemains qui chantent? Quand on lui pose la question, Christophe Bonvin répond simplement: «Parce que le foot ne me nourrissait plus.» Etrange formule. Cette belle phrase n’est qu’apparemment paradoxale; elle prouve, si besoin était, que Christophe est un pur. Car, 1997, c’est l’époque où le milieu du football commença vraiment à être submergé par le pognon, transformant des mômes de 18 ans en millionnaires méprisants, les clubs en multinationales, attirant une foule interlope d’intermédiaires plus ou moins proxénètes et de dirigeants plus ou moins mythomanes. Et ce fut aussi la période où les vrais supporters devinrent des hooligans. Bref, ce fut le moment béni où ce sport populaire devint réellement moderne. On comprend que certains amoureux du ballon rond, sans doute des romantiques attardés, aient renoncé alors à poursuivre leur carrière plus longtemps.

 

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