16/02/2013 09:17 | Lien permanent | Commentaires (0)

Fusion froide, accueil glacé

Le résultat de la votation ce dimanche ne faisait pas grand doute. Le projet de fusion Vaud-Genève allait être balayé par les électeurs et renvoyé aux calendes grecques. Pourtant l’idée n’était pas mauvaise. D’ailleurs, le lancement de la campagne s’était bien passé, les premières réunions entre les représentants politiques de la capitale du Monde et ceux du village de pêcheurs s’étaient déroulées dans un climat constructif, ceux-là ayant accepté de fermer exceptionnellement leur gueule élastique pour écouter les autres, ceux-ci ayant garé soigneusement leurs tracteurs afin de laisser quelques places de parc aux limousines genevoises, et tout le monde s’était mis d’accord pour reconnaître qu’à l’heure où les collaborations intercantonales dans divers domaines s’avéraient incontournables, la création d’un grand canton lémanique unique permettrait des économies d’échelle indubitables en supprimant de nombreux doublons dans les administrations.

Et c’est au moment précis où ils prirent conscience que cette fusion aurait aussi pour conséquence la diminution de la moitié des députés, qu’on sentit qu’au-delà du clivage partisan, une touchante unanimité s’était faite pour constater que cette idée était finalement prématurée. Avec le politicien et agitateur d’idées vaudois, François Cherix, qui fut l’un des plus farouches partisans de la fusion, «Somme toute» revient sur cette occasion ratée. Au fait, si elle avait été acceptée, aurait-on vraiment vu beaucoup de changements, sinon de progrès? Pas dans tous les domaines, pour sûr… Par exemple, même fusionné, je suis persuadé que le canton nouveau n’aurait quand même aujourd’hui qu’un club de hockey et, bientôt, qu’un seul club de foot dans l’élite. Somme toute…

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