15/12/2012 18:59 Publié dans La coulée douce | Lien permanent | Commentaires (0)

La nuit tragique où Lady «died»…

La nouvelle nous avait cueillis au petit-déjeuner d’un dimanche d’été. On en avait avalé de travers son premier morceau de croissant, en bégayant d’une voix blanche: «C’est pas vrai…» En effet, ça ne paraissait pas possible. La princesse Diana, qui avait si bien su changer d’image, et passer de la délicieuse nunuche épousant son prince relativement charmant, mais héritier de la Couronne d’Angleterre, au symbole vivant de la Charité occidentale, ravalant dans l’opinion Mère Teresa au rang de simple gourgandine, était décédée dans un stupide accident d’automobile, et dans les rues de Paris en plus. La nuit, dans Paris, ce sont les motards ou les piétons, ou les jeunes poursuivis par la police, qui meurent, pas les princesses dans des Mercedes carrossées comme des panzers…

Mais, il fallut se rendre à l’évidence. On apprit bien vite que la Mercedes fatale roulait à 200 km/h pour échapper à une meute de paparazzi. Pour «Somme toute», j’ai demandé à Peter Rothenbühler, alors rédacteur en chef de la Schweizer Illustrierte , donc qui publiait peut-être des photos arrachées de Lady Di et de son amant, s’il se sentait un peu gêné, sinon complice, des conséquences de cette poursuite infernale. «Pas du tout, me répondit-il. D’abord, le seul responsable, c’est le chauffeur de la Mercedes qui était ivre.» C’est vrai, le circuit Paul Ricard a toujours été dangereux à haute vitesse… N’empêche que sans les paparazzis, le chauffeur du Ritz, même bourré, n’aurait peut-être pas touché son treizième pilier si vite…

Non, il n’est pas facile d’échapper aux paparazzis… J’y pense, c’est peut-être pour cette simple raison que Johnny était venu à Gstaad ou que Depardieu a décidé de s’établir en Belgique. Somme toute…

«Somme toute…»
Tous les dimanches, à 13 h sur RTS La Première

 

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