24/11/2012 09:49 Publié dans La coulée douce | Tags : matin, semaine, invité | Lien permanent | Commentaires (0)

Et le rossignol se tut…

Sa dernière apparition sur une scène d’opéra datait de douze ans, mais personne ne l’avait oubliée. Elle restait la plus grande, l’inégalée, la diva des divas, la Callas, quoi… Elle, la femme la plus célèbre du monde, ne passait plus ses journées qu’à écouter ses vieux enregistrements et, lorsque les excitants avaient réussi à vaincre les barbituriques avalés la veille pour trouver un oubli momentané, ne sortait plus de son appartement que pour promener ses caniches, rue de la Pompe, à Paris. Quel destin que celui de la Callas, plus terrible peut-être que celui de Norma, un de ses rôles favoris, qui, elle aussi, avait été trahie par son amant, mais qui, elle, avait eu au moins la chance d’avoir des enfants. Il y a une dizaine d’années, Zeffirelli prétendit qu’elle avait été assassinée par une pianiste grecque de ses connaissances. Ce serait trop vulgaire. C’est le malheur qui a tué Maria Callas, ce malheur qui l’a toujours poursuivie depuis l’enfance, même quand il se dissimulait momentanément derrière l’amour, la gloire et la richesse.

J’ai demandé à la magnifique soprano Brigitte Hool d’évoquer avec moi la Callas. Toute petite fille, elle était bien loin de penser à une carrière de chanteuse, ce 17 septembre 1977. Pourtant, elle m’a confié que Maria Callas est encore un de ses professeurs favoris, tant elle écoute et réécoute ses enregistrements, découvrant toujours d’autres secrets d’interprétation. Pour Brigitte Hool, la Callas reste la plus grande.

Je suis, modestement, du même avis. Même si je me méfie un peu de ces stars qui trouvent tant de charme aux milliardaires hideux. Quand j’aurai gagné le jackpot de l’EuroMillions, je me réserve, bien sûr, le droit de revenir sur cette opinion à l’emporte-pièce. Somme toute…

«Somme toute…»
Tous les dimanches, à 13 h

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