25/08/2012

Les jalons de la mémoire

Pour tenter de fixer les souvenirs dans l’océan du temps qui passe, l’Homme a eu la bonne idée d’inventer les dates. D’abord, il y a celles liées à des événements personnels; dès 3 ans, le bambin tente de déterminer son anniversaire, puis, peu à peu, fixe ceux de son entourage, et bientôt seul celui du mariage reste inexplicablement flottant dans l’esprit de la majorité des conjoints mâles. Aujourd’hui, des organismes vous aident même à fixer celui de votre mort. On n’arrête pas le progrès.

Puis, dès l’entrée à l’école, on commence à vous enfiler des dates essentielles: 1er août 1291, pacte d’alliance fondateur de la Confédération; 14 juillet 1789, prise de la Bastille; 11 novembre 1918, fin de la Première Guerre; 18 février 1952, naissance de Johann Schneider-Ammann, etc.

Et puis il y a des dates historiques qui, en plus, résonnent dans votre tête, parce que vous vous souvenez parfaitement des circonstances dans lesquelles vous avez appris l’événement, la nuit où Armstrong a posé le pied sur la lune, ce dimanche matin 31 août où vous avez appris la mort de Lady Diana, ou, bien sûr, le mardi après-midi 11 septembre 2001.

C’est dans ce vivier de dates particulières que «Somme toute» puisera pour raviver tous les samedis vos souvenirs. Et, comme «Somme toute» est aussi une émission diffusée tous les dimanches sur RTS-La Première, je recevrai, entre 13 h et 14 h, un acteur ou, simplement, un témoin privilégié de l’événement en question, pour qu’il nous raconte si sa réaction de l’époque s’est modifiée depuis, finalement, si l’émotion est soluble, même partiellement, dans le temps.

Il est un peu trop tôt pour savoir si «Somme toute» est une chronique qui fera date, au moins, déjà, elle tourne autour…

Jean-Charles Simon, Producteur radio.

«Somme toute...», tous les dimanches dès le 2 septembre à 13 h .